CARDHU

Un peu d’histoire…

Cardhu fut fondée en 1811 par Helen Cummings, qui fabriqua d’abord illégalement du whisky avec l’aide de son mari, puis obtint une licence en 1824. A cette époque, Helen Cummings assurait toute sa production dans sa ferme de Cardow. Elle avait toujours réussi à cacher une partie de sa production aux contrôles douaniers anglais. Sa belle-fille fit construire en 1874 de nouveaux bâtiments sur le site initial. Dès 1893, le whisky Cardhu fut commercialisé sous la marque Johnnie Walker. Depuis 1997, la distillerie appartient à UDV, donc à Diageo. Jusqu’en 1975, la distillerie s’appelait Cardow, avant d’être rebaptisée de son nom actuel.

Notes de dégustation…

Comme la demande de single malt est forte en Espagne, c’est là que la quasi-totalité de la production est vendue. Les négociants en whisky du monde entier doivent donc l’importer de façon directe. Son arôme est doux et légèrement fumée. Son goût accorde la prééminence aux notes sucrées, assez bien équilibrées. La finale est longue, douce et un peu tourbée.

 

DALWHINNIE

La distillerie…

Située à la périphérie de la localité éponyme, elle se trouve près de la ligne de chemin de fer Glasgow-Fort William, et en vue de l’A9, l’une des principales artères de communication du pays. Le climat régnant dans ces montagnes écossaises étant plus froid que dans le reste du pays, il n’est pas rare que la distillerie soit bloquée par la neige. Bien que le fleuve Spey ne se trouve nullement aux environs, la distillerie fut fondée en 1897 sous le nom de Strathspey. Elle fut dirigée un court moment par une société américaine, avant de passer aux mains de la DCL en 1926 et de destiner l’essentiel de sa production au blend Black & White de James Buchanan & Co., qui détient toujours la licence. Dalwhinnie fait aujourd’hui partie du groupe Diageo.

Le Whisky…

Il révèle un caractère subtilement tourbé, un peu doucereux et tendant vers le miel de bruyère. Il évoque aussi l’herbe fraîchement coupée, et possède une robe assez claire. C’est un bon apéritif.

Notes de dégustation…

Arôme très prononcé et mature. Le premier nez est très épicé, avec un parfum d’herbes aromatiques, puis se transforme en notes plus sucrées d’orange, de pêche et de Christstollen (gâteau de Noël allemand aux épices, fruits secs et fruits confits). Allongé d’eau, il produit une impression plus variée encore, avec en sus un léger soupçon de fumée. La note fumée se perçoit aussi en bouche. C’est un whisky résolument complexe, chauffant, doux à l’attaque, puis plus sec. Les épices et les arômes d’orange s’expriment graduellement. La finale, moyenne à longue, rappelle les fruits mûrs.

CRAGGANMORE

La distillerie…

John Smith la construisit en 1870, et ,ne se décida à produire qu’après avoir accumulé plusieurs expériences avec Macallan, Glenlivet et Glenfarcar. Dès le départ, son malt fut en vogue. L’inconvénient de cette forte demande était que le whisky était exclusivement utilisé en assemblage. Malgré tout, Cragganmore resta une petite distillerie. Avec les années, la propriété changea plusieurs fois de mains et aujourd’hui, elle fait partie du grand groupe Diageo.

Le Whisky…

Il possède un style très complexe qui est certainement lié à la forme originale de ses alambics pot still (alambic charentais). Il est plutôt recommandé comme digestif.

Notes de dégustation…

L’arôme ne dénote aucune complexité. Sec, il embaume les herbes sauvages. Au goût il est un peu fumé, malté, et révèle sa plénitude. La finale met en valeur le côté fumé. Ce whisky est long en bouche et son malt paraît sucré.

TALISKER

Un peu d’histoire…

La distillerie fut construite en 1831 dans la localité de Carbost. Elle doit son nom au  propriétaire de la ferme qui l’a créée. Pendant quelques années elle devint propriété de Roderick Kamp, qui acheta plus tard Macallan. Vers 1900, le bâtiment fut agrandi. A partir de 1925, elle appartint à DCL. Jusqu’en 1928, on pratiqua la triple distillation, ce qui explique le nombre inhabituel de cinq alambics. La distillerie est finalement passée chez UDV et se trouve donc aujourd’hui propriété du groupe Diageo.

Le Whisky…

Très complexe et singulier. Le goût extrêmement poivré contribue au caractère réchauffant du piquant. L’impression sensorielle de ce whisky est souvent exprimée par une périphrase : « explose au palais ». Depuis qu’il fait partie des classic Malts, il est facile à obtenir, mais presque plus par des embouteilleurs indépendants.

Notes de dégustation…

Ce whisky limité à une odeur fruitée de prune et un peu d’orange, légèrement de caramel, et un peu de fumée. Au goût il laisse un peu de douceur, puis il est plus vigoureux avec un léger accent de fumée et de toffee. Dans la finale mi-longue, il présente le piquant typique du chili.

ABERLOUR

Un peu d’histoire…

Sur son étiquette, la distillerie annonce l’année de création 1879. En 1945, la distillerie fut reprise par Campbell Distillers, et aussitôt agrandie. En 1973, elle fut portée à quatre alambics. Un an plus tard, Campbell Distillers fut racheté par Pernod Ricard et appartient aujourd’hui encore au grand groupe de spiritueux.

Le Whisky…

Noiseté, moelleux, avec une épice muscadée, on le boit plutôt avec le dessert ou en digestif. En général, il est très aromatique.

De plus, une note de sherry est un élément stable dans la plupart des embouteillages.

Notes de dégustation…

Au nez, on sent un léger fumé, avec un peu de beurre. Au goût, le corps agréablement capiteux développe sa note sucrée de sherry ainsi que ses relents de miel. Il a en plus un goût de noisette, avec un soupçon de chêne. La finale est d’une longueur moyenne avec un léger accent de gingembre. Elle est très chaude et devient de plus en plus sèche.

 

ARDBEG : La puissance avant tout

Ardbeg est la première distillerie que l’on voit quand on arrive sur l’île d’Islay. Les bâtiments blancs avec l’inscription typée, directement sur la côte sud, sautent aussitôt à l’oeil.

Ardbeg produit des whiskies assez secs, au goût de tourbe, aux notes iodées, tout en puissance. L’eau, exceptionnellement douce, provient des lacs environnants.

Un peu d’histoire…

L’histoire de la distillerie d’Ardbeg, dont la première production remonte à 1817, fut au cours de ces vingt dernières années assez mouvementée. Propriété de la firme Hiram Walker, elle ferme ses portes de 1981 à 1989, avant de devenir filiale d’Allied Distillers entre 1990 et 1995, période pendant laquelle elle ne fonctionne que par intermittence. Il semble bien, que sa fermeture, décidée en 1996, soit alors définitive. Glenmorangie se présenta alors comme le sauveur en 1997, et rénova les bâtiments. Pour des raisons économiques, les bâtiments réservés au maltage furent déplacés à Port-Ellen.

Le caractère d’Ardbeg

Les amateurs n’ont rien à craindre : deux siècles de tradition et l’amour des hommes d’Islay pour le whisky ont assuré le renouveau d’Ardbeg. Par son style, ce whisky compte parmi les plus fumés et les plus tourbés de tous les whiskies. C’est ce qui a fait sa popularité. Et ce n’est pas pour rien que ces whiskies sont régulièrement élus « meilleur whisky au monde » par les professionnels !

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(source : 100 whiskies de légende, Whisky Encyclopédie)